Cendrillon de Joël Pommerat, en répétition
Cendrillon pour faire du conte un terrain de jeu scénique et collectif, un espace de circulation entre récit, plateau et interprétation.
La Compagnie Par les Villages propose pour sa première création avec le groupe de théâtre amateur.rice.s, une lecture de Cendrillon de Joël Pommerat. Dans un projet qui s’inscrit dans un travail autour des récits, il s’agit de revenir à une histoire connue pour interroger le principe de la réécriture et de ses effets sur le spectateur. Une démarche qui permet pour les comédien.ne.s et pour une première approche, d’entrer dans une forme souvent méconnue du théâtre, la lecture. Comment se saisir d’un texte contemporain, d’une histoire portée par le folklore depuis des siècles et suivre les pas de Joël Pommerat dans cette version modernisée qui cherche aussi à dire ce qui reste souvent enfoui dans les profondeurs de l’âme et du corps ? Une exploration par un travail qui se construit au plateau dans une recherche autour du jeu, de la présence, de l’adresse au public et du pouvoir de la parole. Cendrillon, en cours de préparation dans un montage du texte réalisé par Isabelle Roux-Lalisban. Une création en répétition à découvrir en juin 2026 pour deux représentations.
Une première étape de travail autour de Cendrillon de Joël Pommerat
Théâtre-lecture en cours de création

Réserver : Cendrillon Joël Pommerat Théâtre-Lecture
Note d’intention
Cette création de Cendrillon s’appuie sur un dispositif de lecture en mouvement, où les acteurs, toujours présents au plateau, circulent entre lecture et incarnation.
Le pupitre devient un prolongement du corps : il accompagne le déplacement, soutient le jeu et rend visible le lien entre texte et action. Les interprètes ne quittent jamais complètement la scène ; ils observent, écoutent, et rejoignent le jeu au fil des scènes, construisant une présence collective continue.
Ce choix de mise en scène veut mettre en valeur l’écriture de Joël Pommerat, tout en assumant une théâtralité visible dans laquelle les effets sont suggérés, fabriqués à vue, et parfois détournés.
Ainsi, certaines apparitions ou actions (comme l’entrée de la fée) donnent lieu à des propositions scéniques simples, concrètes, presque artisanales, pour déplacer le regard du spectateur.
En s’appuyant sur une pratique de plateau accessible à des interprètes non professionnels, le projet interroge les effets de la réécriture d’un conte connu, tout en interrogeant la place de la parole, et le pouvoir du conte : ce que le spectateur reconnaît, ce qui se transforme, et ce que le théâtre révèle des zones d’ombre du récit.
Entre narration et incarnation, distance et engagement, cette forme cherche à faire entendre la modernité du texte tout en conservant la puissance intemporelle du conte.

